2011-12-12 – Chromatique.net (Review)

Originally published (in French) here:
http://chromatique.net/index.php?option=com_k2&view=item&id=13283:great–terrible-potions&Itemid=12

Google translate got particularly confused by this one, but here’s the attempted translation:

December 12, 2011
Ben Craven
Great & Terrible Potions
by Wendy Anne Milleret

Within the burgeoning Australian scene, Ben Craven browser that figure alone. After a confidential test appeared under the title of Tunisia and an EP of acoustic proofreading, here he wisely launched his career under his own name.

Behind this cover designed by Roger Dean, no false advertising possible. The album promises to be emphatically as “classic prog” pure strain. The illustrator of the galaxy Yes fetish and if imaging connotation would be almost cumbersome, but Craven would he have to go without this attractive storefront?

The pioneers of progressive, they would list all the ingredients from Great & Terrible Potions . But whether to perform a paternity test, the next of kin would, however, David Gilmour. The atmosphere Plans and winks supported (“The Conjurer”) sounds “Hawaiian” and the long climbs on the melodic title track, the warm voice on the very rock “Ready to lose” means the whole face clear of Floyd as a major inspiration.

On this record pretentious and uninhibited, as he claims, the singer-songwriter shows off his talents. He proudly displays its range of influences, from Pink Floyd to John Barry and condense to the utmost, as if that first album was to be the last. The orchestrations are bombastic wishes to thicken the film dimension that the creator aspires for his music.

This image of a self-taught musician who assembles and reserved so strong compositions recall the personality of Steven Wilson. It is therefore natural that the highlight, “No Specific Harm,” an epic composition for the introduction bombastic, Porcupine Tree evokes worked by his voice and excellent chorus.

Seductive singer and jack of all first-class, Ben Craven will be open to other musicians or arm themselves with samples alone on stage to defend his work so punctilious. This is the back of his approach. However, remaining sole master on board, the artist spared (hopefully for his mental health) for a split “musical differences”. Wise precaution in this day and age.

 

Or, for those literate in French:

Au sein de la foisonnante scène australienne, Ben Craven fait figure de navigateur en solitaire. Après un essai confidentiel paru sous le titre de Tunisia puis un EP de relectures acoustiques, le voici qui lance judicieusement sa carrière sous son propre nom.

Derrière cette pochette dessinée par Roger Dean, pas de publicité mensongère possible. L’album s’annonce avec emphase comme du « classic prog » pure souche. L’illustrateur fétiche de la galaxie Yes et son imagerie si connotée en seraient presque encombrants, mais Craven aurait-il dû se priver de cette attrayante devanture ?

Les pionniers du progressif, on les énumérerait tous parmi les ingrédients de Great & Terrible Potions. Mais s’il fallait pratiquer un test de paternité, le plus proche parent serait pourtant David Gilmour. L’ambiance planante et les clins d’œil appuyés (« The Conjurer »), les sonorités « hawaïennes » et les longues ascensions mélodiques sur le titre éponyme, la voix chaude sur le très rock « Ready to lose », tout désigne la face claire du Floyd comme une inspiration majeure.

Sur ce disque prétentieux et décomplexé, ainsi qu’il le revendique, le chanteur-compositeur fait étalage de ses talents. Il déploie fièrement l’éventail de ses influences, de Pink Floyd à John Barry et les condense à outrance, comme si ce premier album devait être le dernier. Les orchestrations pompeuses à souhaits viennent épaissir la dimension cinématographique que le créateur ambitionne pour sa musique.

Cette image d’un musicien autodidacte et réservé qui assemble des compostions si fortes rappelle la personnalité de Steven Wilson. C’est donc tout naturellement que le moment fort, « No Specific Harm », composition épique à l’introduction grandiloquente, évoque Porcupine Tree par ses vocaux travaillés et son excellent refrain.

Séduisant chanteur et touche-à-tout de premier ordre, Ben Craven devra s’ouvrir à d’autres musiciens ou s’armer de samples pour défendre seul en scène son oeuvre si pointilleuse. C’est là le revers de sa démarche. Néanmoins, en demeurant seul maître à bord, l’artiste s’épargne (espérons-le pour sa santé mentale) une scission pour « divergences musicales ». Sage précaution par les temps qui courent.